
Qu'y a t-il dans la poche?
collectif comme une toile composée de plusieurs “toi”, qui finissent par nouer un “nous”. comme une organisation, une conviction et une détermination commune qui pousse à agir vers un but très précis: faire collectivement, construire collectivement, créer collectivement.
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(dans la poche) comme un clin d'œil à la fameuse expression qui affirme qu’un but est déjà atteint, employé ici de façon ironique. Dans la poche aussi comme une allocution distinctive de celleux qui habitent dans le sud-ouest, une allusion à notre origine commune.
collectif (dans la poche) comme un ensemble de personnes qui se sont retrouvées à un moment donné, dans un endroit précis, et ont pris la décision à partir de là, de continuer ensemble. Comme un espace tissé par nous-même et qu’on veut qui reste à taille humaine. Où on peut garder à l’abri ce qui contient une certaine valeur.
Le collectif (dans la poche).
C’est un espace.
Un espace réel.
Un espace qui existe chez nous, dans les lits-bureaux avec les ordis, les vrais bureaux plein de paperasse et de brouillons, les tables de coutures, les sols envahis de costumes, le salon transformés en salle de répétition. Sans oublier les greniers devenus lieux de stockage, tous les endroits qu'on n'a pas connus, et tous ceux qui nous reste à connaître encore.
Un espace concret, qui déborde.
Qui s’étend dans les MJC, les centres culturels, les théâtres amis, et espérons-le dans beaucoup d’autres lieux à venir.
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C’est des compétences
Des compétences liées à nos métiers, dans lesquelles chacune se reconnaît plus ou moins :
écrire, bouger, respirer, imaginer, donner, « mettre en scène », scénographier, chanter, parler, danser…
Et puis les autres :
La couture, les tonnes et les tonnes de rédaction, les visuels, du blabla, des discours, des coups de téléphone.
C’est des heures et des heures de plateau.
Parce que même quand ça n'aboutit pas, qu’on se souvienne de chaque fois où le collectif a permis de jouer.
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C’est du travail en groupe
Parfois, c’est aussi simple que porter une planche à deux, ou téléphoner à quelqu’un.
D’autres fois, c’est tenter de se faire entendre au milieu d’une foule.
Parfois, c’est dire :
« Vas-y, j’ai assuré tes arrières. Le dossier est prêt, envoyé. J’ai bouclé la première, et on a décroché la sub. »
Et parfois, c’est dire :
« Je suis désolé, j’ai oublié tous les costumes… va falloir se serrer les coudes. »
C’est aussi des rêves. Rêvé par une vécu à plusieures.
Et de grandes victoires à venir.
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​Et surtout de l’amitié.
Parce que dans chaque action, il y a un choix : celui de partager, d’y accueillir simplement et sainement, et de s’y sentir accueilli aussi.
Et si on vous parle d’amitié ce n’est pas pour dire que c’est facile, mais parce que c'est le cadre qu'on propose, alternatif à la tournure que le monde prend aujourd’hui, où nous sommes obligés de répondre par des nouvelles stratégies.
Voici la nôtre.
Nous sommes contre un système hiérarchique où les rapports de forces s’imposent.Nous croyons qu’on peut se dresser contre les rapports de force par les rapports d’amitié.
Nous sommes pour une reconsidération des pratiques amicales dans le milieu du théâtre, car il nous semble que dans le monde dans lequel on vit, dans le paysage culturel, politique et économique d’aujourd’hui, l’amitié peut faire tourner le monde dans un autre sens.
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Et s’il faut le dire, on préfère l'annoncer clairement :
le collectif est, par tradition, un espace de résistance.
Et vu les temps pourris qui courent, si c’est cette place que nous devons prendre, alors nous la prendrons.
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Ninon, Pauline, Fiona, Celia, Angèle et Elena.

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